En Ce Jour...

En Ce Jour...:

En ce jour j'ai appris beaucoup, car sans le savoir, je savais peu,
Mon idée, c'était d'bâtir un beau couple, que l'on sent bavard, mais qui parlait peu,
Car tout était dit, vu qu'il paraît qu'deux,
Êtres, fait l'un pour l'autre, font d'silence et « je t'aime » un comité,
C'est l'principe du « se comprendre sans dire », quand les choses se font juste sentir,
Quand on s'sent digne, sensible, quand on s'sent vivre, comme 100 cibles, sans tirs,
Dire ce qu'on pense sans le dire, paradoxal, comme le joker, sans rire...
En ce jour j'ai compris que c'était une connerie de faire de cette fille la plus belle berline du monde,
Déjà parce que toute berline a ses petites contrariétés,
Et qu'on a beau être attiré comme par le piercing d'une blonde,
Une fille a ses propres mécaniques, donc elle peut couper l'contact et j'ter,
Les clefs, au bord du chemin que tu croyais être l'autoroute,
De l'amour, vous savez, quand on y croit, comme gagner au loto foot,
En ce jour j'ai appris des choses, qu'on m'avait dites, certes,
Mais que je n'avais pas su comprendre, comme un enfant qu'on plante, devant sa disserte,
J'avais des dites cernes, celles que très tôt je discernais,
Dans ce désert de rêves fait de disettes qui me cerne, comme 10 harnais,
En ce jour, j'ai cru beaucoup, en fait j'ai cru qu'elle m'aimait, d'abord,
Mais je suis un jeune crû, faible comme une mémé, d'abord,
En fête, je l'étais, avant, mais entre-temps, mon coup de foudre fut une tempête,
Dont je prêtais le vent...
J'étais le faon, qui l'appelait ma biche, non ma bitch, j'étais la bûche,
Figée et bouche-bée devant le tronc,
A cran j'ai alors été, et par sûreté j'ai mis ma joie dans un p'tit nuage, sur le thé,
Sûr j'm'étais miroité des rêves, pire, j'avais la fièvre, du samedi soir,
Mais elle n'avait pas le même calendrier que moi,
J'étais un gosse dans son lit, qui attendait sa fable, son « il était une fois »,
Espérant pirater l'thème, pour le rendre stable, et ne jamais mettre un terme à cette histoire,
En ce jour, j'ai appris à contenir mes larmes, non, mieux, à les verser à bon escient,
J'ai appris à convenir qu'mes armes c'est mon c½ur et d'avoir d'bons yeux,
Par pour voir un beau fessier, mais ses conséquences,
J'étais gland, mais je compte d'venir un arbre...
On m'a dit c'est coincé, quand l'amour est en fuite et qu'les condés l'coince,
Quand c'est con d'aimer quand elle n'est pas consentante, sans qu'on s'étende, qu'on s'entende,
J'étais coincé tant, j'espérer qu'elle sache qu'j'lutterais pour elle à un contre 50,
Voir 100 contingents, mais l'amour, c'est une forêt vierge, qu'on sait dense,
Et qui va à contre-sens, comme cet espoir qu'j'avais cru construire,
Quand les amis sont des « stop » parce qu'elle me rendait ivre, et qu'je savais pas conduire,
Tout en allant en trombe, certains savent de quoi je parle,
Mon c½ur, une tombe, qui ne parle que par le marbre,
En ce jour j'ai cru perdre le Nord car je fut à l'ouest,
J'ai cru qu'on était comme cul et chemise, mais en fait comme pull et veste,
Qu'on se le dise, on peut pas s'assembler, et pour moi c'est un comble,
Car j'avais peur de la perdre, c'était l'½uvre de ma vie, une Joconde,
Pleine de valeurs à consolider, donc, j'avais peur de la peindre,
Une colombe faite de noirceur prête à s'envoler,
Mais j'avais peur de la plaindre, peur de la pègre, peur de l'attrait, ça craint,
Pour elle j'aurais tombée la chemise, mais j'avais peur de la tringle...
En ce jour je suis pas déçu d'avoir appris cela,
L'amour fait des vagues, alors je suis un brise-lames,
Triste et las, ça sert à rien de l'être, car je vaux quelque chose,
Pour preuve ma seule thérapie, vient d'une lettre,
Une lettre faite d'un trait, moi qui ne savait pas lire, les signes,
Mais je laisse filer, qu'importe, car en ce jour, j'ai appris à vivre...

-mc.M-

# Posté le mercredi 21 janvier 2009 21:06

Batman

Batman:

Ce
gars est un gars comme les autres,
Deux jambes, deux yeux, deux bras, deux grammes, parfois,
Q
uant, défiant des fois des feux, des lois, voir des voix,
On l'attrape à 200 sur des 2X2 voies,
Fa
ute au vin, et au « je bois dix verres parce que je le peux »,
En
fin, sans savoir que ce qu'on boit diverge et que pour son et sa foi(e),
Certai
nes marques peuvent être indélébiles,
Pourtant ce gars rie, car,
Tou
t le monde le connais,
C'est un homme-phare parmi nous,
Qu'
on admire partout, qu'on monnaie,
Just
e pour sa présence, rare,
Cons
équence de son statut...
Une
fois, une fille s'est percé, elle l'a appelé Superman,
Be
lle erreur, comme si elle avait renommé Tintin par Milou,
Dans le métro tout le monde parle de lui,
No
rmal, il sauve tant d'gens, des vulgaires aux crânes rasés, dans des rues, guère squattées,
Des
ânes bâtés, qui à part mater ne savent rien faire,
Si l
es cons étaient des cordes vocales,
On
entendraient tant d'chants...
Ce ga
rs c'est Batman, moins connu sous le nom de Bruce Wayne,
A
u trousse de malades de sang, sorte de suce-veines,
A l'a
ffut de victimes,
Ici,
il n'y a que dans les films, que la mort, est évictive,
Est
fausse, infime, que sans peine on l'évite vite, ou qu'à force, on fait croire,
Qu'
elle n'est ni effective, ni éclectique,
Mais dé
fective, invective, qu'elle vit d'crimes,
En
core une idée reçut, derrière cet écran où même vivre, est fictif...
Mai
s voilà, le fric, vice de notre société, est présent,
Les
prêts s'entassent et enfoncent des gens, rongent des jambes,
Voilà,
pourquoi la vie en ville, est stressante,
He
ureusement que Batman agit pour apporter un peu de baume au c½ur,
Sa
ns qu'on ait besoin d'alcool, il fait sourire rien qu'à sa présence,
Comme
une fleur offerte,
Mais
si Batman fait sourire, lui a souvent la vie dure,
S
a vie est une ligne, toujours faite de friture,
E
t sa porte, n'est jamais ouverte,
A
lors Bruce ne fait jamais bonne figure,
V
ivant dans l'ombre de Batman,
Des b
affes qu'il a prit dans la vie, notre héros a parfois du mal à les rendre,
Voilà pourquoi souvent, elles partent mal,
Si
si, quand le méchant commence à prendre le dessus,
Av
ant de sombrer dans sa propre connerie,
Il
n'y a que dans les films, que les méchants, sont des bizuts,
Ca
se finit toujours comme ça, les icônes rient,
S
ans même avoir le joker,
Ma
is Batman ne rie pas longtemps, car sa vie est celle d'un homme en quête,
De
son passé, harassé, jamais avec bon teint,
Batman reste de glace, peste sur place et espère qu'un nouveau mystère frise,
Ses n
arines, même si c'est pour dire « ça y est, ce con, je l'ai »,
Peu
importe, pour Gotham, c'est le geste qui passe, même au second degré,
C'est
ça, l'important c'est la manière, de sauver en public,
la manne y erre, impudique, guettant le moment opportun,
Où l
e pingouin, va perdre son reste de liasses,
Q
uant Batman lui clouera le bec, d'un coup sec...l'air de rien...
C
ar il n'y a que dans les films, que les méchants, sont des bizuts,
Bat
man ne connais pas son passé, il le présume,
Voilà pourquoi il veut contrôler le futur de la ville, quitte à perdre le sien,
Pe
ut-être aussi que c'est parce qu'il n'a jamais été secouru qu'il sauve tant d'vies,
Peut-êt
re que c'est pour ça qu'il la croque à pleine dents, comme un fauve aux dents d'scies,
Pff
f, autant d'cirque, pour si peu...après tout, sa vie est un cierge, qui a perdu tant d'cire...
Mai
s c'est ça aussi être noble d'esprit, c'est ça vivre, se mettre en péril, en périple,
Faire
de son c½ur une fissure, et toujours, risquer ses tissus,
C
ar vous savez, il n'y a que dans la vie, que les gentils, sont des bizuts...

-mc.M-

# Posté le jeudi 14 août 2008 14:43

Modifié le dimanche 17 août 2008 08:31

Hardcore, Origine Et Dérives

Hardcore, Origine Et Dérives:

J'ai e
ntendu dire des trucs sur le rap hardcore,
Comme qu
oi il consistait à dire fils de pute à tous les vers,
Cette
vision n'est juste qu'un modèle faux qui erre, affolant,
Dans l'esprit d
es gens,
Comme si c
ommencer un son par "salope",
C'
est faire une rime qui frappe fort,
Attention, ne valent l'or, pas forcément les phases,
Qui par
lent d'argent, qui blazent,
Qui parlent d'agents, qui rasent,
« La chatt
e à ta mère, qu'on va noyer sous les ponts après ses faveurs »,
N
on, ça c'est plutôt les phases qui rament,
D
onc en fait le hardcore serait pratiqué par des gens qui eux même ne savent pas ce qu'il est???
Qui disent que
le rap doit être lourd, pour que de frics, ils amassent des kilos???
Y'en a
qui font carrière à coup d'égo trip,
Qui hurlent à tue
-tête « ta mère la pute j'vais t'foutre de l'air aux trippes »,
Qu
i s'égosillent en gros, pour dire de la merde,
Pour dire que la
mort est une salope, avec ses faux cils,
Miso
gynes, les rappeurs, c'est à croire,
Que les
règles d'une femme pour eux, c'est à boire,
Et qu'une m
euf ne vaux rien, avec zéro string...
Je n'ai d'estime
, que pour ceux qui croient que le hardcore n'est dur,
Q
ue parce qu'il a été vécu,
Que
le fait de, vivre dans la galère,
Est un fa
it épineux, et que beaucoup les paient, violemment,
Com
me une lame d'escrime,
Est-ce trim
er que de dire « j'ai la puissance et la rage, j'suis le talent faché? »
est-ce qu'investir dans un tel rap, s'apparente à argent gaché???
Navrant
est, le fait que nombreux ont marchés sur cette merde, margés sur cette daube,
Qu'ils ont f
ait un marché, du « vas-y suce ma dick, », de la haine, et des homophobes,
On est loin
de l'origine même du rap hardcore,
Celui
qui dénonce la misère des gens,
Aujou
rd'hui elle est remplacée par des blondes et des jambes,
Des mauvais genr
es, des cons et des chiants,
Et les t
extes engagés, se reflètent dans des jantes,
« C'est
moi qui ait les plus gros spinners, nah!!! »
Pour moi Sou
lja boy on le voit autant sur la toile que Paris Hilton,
A tel point
qu'j'aurais tendance à l'appeler spider-man...
You
uuuuuu!!!
Faut que j'fasse un remixx en français,
Hibouuuux, chou
uuux, genouuuux,
En plus ce con s'est inspiré d'une chanson ancienne,
Si
si rappelez-vous, happy birthday to youuuu......
Bon re
venons-en au rap hardcore...
Comparon
s les anciens et nouveaux critères,
J'étais hardcore quand je dénonce la drogue, la guerre,
Quand
j'exploites mes codes, pour parler de misère,
En
gros je suis hardcore quand le hip-hop est à la mer,
Et
que je cris « terre!!! »...
Aujourd
'hui je suis hardcore quand je suis Molotova, ho, undercova, ho,
Supernova
, ho, quand j'innove, ho, quand j'dis pourquoi tu l'ouvre, ho,
Le vrai
rap hardcore, est aussi dur à atteindre qu'un but à marquer,
Quand
je loue Frau...
En gr
os le rap commence à mourir,
C'est dommage
, d'autant plus que ceux qui le tue aujourd'hui,
Sont l
à parce que des gens l'ont fait vivre, dire,
Qu'il y a
peu, Soulja boy a clashé Ice-T...
J'p
ense que face à ça, il n'y a qu'une chose à dire...
Bouuuuuuuuh...

-mc.M
-
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# Posté le mardi 12 août 2008 18:13

Enfer Et Damnation

Enfer Et Damnation:

C'est l'
histoire de Charles-Henry, retraité en son état,
Pour qui
la vie a fait une fleur, sans en compter les pétales,
tages de plomb, ranc½ur, inconnus au bataillon,
Sa vie i
l en a profité tôt, pour éviter les tares,
Mais notre héros s'est toutefois percé il y a peu,
Car, C
harles-Henry semble comme l'a dit Nakk,
Av
oir une sale histoire, pâle liste noire,
De
s larmes à cette période notre homme en a versées des flaques, des tonnes,
Sans pour
autant ressourcer sa mémoire,
Il se rappell
e à peine qu'il a laissé ses gosses jouer avec une boite d'allumettes,
Qui lui servait de porte-bonheur,
Et aujou
rd'hui ses larmes, il ne pense qu'à les boires...
En fait
, quelqu'un lui a rappelé son passé,
Quelqu
'un qu'il ne peut voir, qui fait du bruit, bouge,
Au poi
nt que notre héros en poussait des « quoi c'est? »,
« Qu
i » serait en fait le mot juste,
Un grand m
onsieur aux yeux rouges, dont seul le nom offusque,
Lucif
er, venu pour donner une leçon de vie à Charles-Henry,
Il
y a des gens pour qui le mot vie se lie à univers,
Mais
Charles en rit,
Seulement, i
l en a rit jaune,
Surtout qu
and il a vu cette boîte d'allumettes,
Vierg
e de toute inscription à la base, puis encrée 666,
Son av
enir était cuit, alors, Charles mijote,
A
10 mètres on sentait que la terreur rôdait,
Qu'avoir des
frissons n'est pas sans risques...
Il l'a c
ompris trop tard, c'est-à-dire,
Quant il a
vu cet écrito,
« Le diable e
st prêt à nuire,
Hormis si d
e ton futur, tu pense pouvoir faire reluire »,
Message co
dé,
Alors chaq
ue soir il rentrait chez lui,
Voyant ses m
eubles par terre, et ses bibelots,
Tachés
de sang, et les biberons,
De
ses bambins, calcinés,
Toute
s ses matinées, charles tournait en rond, c'est souvent comme ça,
Quan
d le diable veut vous faire une tête au carré, il paraît,
Fier, Charles
ne l'était alors plus, la torture, une autre ligne,
Auqu
el notre héros à mordu...
Ma
is bon, une fois au fond du trou, le défi s'est de remonter,
A corps pe
rdu charles s'y est alors donné,
Il a fourn
it les restos du c½ur, a fait des dons,
A
mis la fièvre aux fumeurs, sans faire le con,
Assommé à
force de doutes, de chutes et de luttes, mais toujours prêt à retenter,
Le tout cepen
dant, sans comprendre le message du diable,
Il se sent co
mme un homme seul sur un périphérique, qui va péter un câble,
Sentant l
a pression comme un dôme, le con d'homme qu'il est,
Plus
jamais ne contourne tous ses torts, car plus jamais protégé,
Il n'est q
u'un petit seigneur, sur un con d'trône,
C
onformément au statut de bizut,
Ou de suppo
s de Satan, souvent le petit rôle, qu'on donne,
Il revoit
la peur au ventre, son paquet d'allumette, floqué 666,
E
t dont il ne peut se débarrasser, car il l'assume,
Toutes
ses fautes faites, l'ont cloué, puis crevé, comme une sale 106,
Puis,
vint le jour où il vit une femme âgée traverser la route,
Seul bémol,
le feu fut rouge, et courte, la distance, était,
Entre un
e voiture et sa tronche,
Char
les sans réfléchir sauta et sauva la dame, laissant au passage,
La marq
ue de son visage sur la portière,
Il vit a
lors moultes nuages blancs, et le paradis,
Où la porte y erre,
Bilan: h
émorragie, Charles savait alors, que dans ce cas, seul la mort agie,
Il
prit alors la boîte d'allumette, porte-bonheur,
Et la re
tourna, elle était vierge de toute inscription,
Encourage
ant, semble t-il, il s'en tire,
A bon comp
te, grâce à une bonne action non réfléchie,
Vous voyez, l
e diable, ne sert pas qu'à nuire,
Car aujou
rd'hui, Charles-Henry, bien que mort,
S'es
t vu fournir par Satan les clés du paradis,
Et ses larmes
, sont depuis ce jour, couvertes,
Car son
action lui à servie de parapluie...

-mc.M-
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# Posté le mardi 12 août 2008 18:04

Histoire Ancienne

Histoire Ancienne:

Il est 19H30, les portes se ferment,
Aujourd'hui le musée de la ville à encore fait fureur,
Les guides ont usés de leur savoir au profit des touristes, toujours avec la même verve,
Comme si le visiteur du dimanche fut Blair,
Ils ont vu des gens de tout types, affublés de déchets, des genres,
A croire les écritos où s'exposent des légendes,
Où des légions, sous serment d'allégeance,
Allaient gentiment au front combattre des géants,
Au fond quoi de plus normal, l'histoire est formelle,
Il faut se battre contre plus fort, le mal, pour ne pas sombrer dans la déchéance,
Et puis, connaître son passé, permet de mieux se connaître,
Et ça, ça n'a pas de prix,
Aujourd'hui le petit Alex a vu un squelette de dinosaure,
Il a vu qu'un T-Rex, ce n'est pas comme ces 10 lézards,
Qu'il poursuit en se croyant dans jurassik Park,
Face à ce monstre, il se sent inutile comme du silence,
Dans Fantasia, vu qu'la zik parle...
Aujourd'hui Monique, bientôt 80 ans,
C'est pris un coup d'jeune, elle a tenu le bâton de Cléopâtre,
Elle s'est imaginée une couronne, et un marmot, qui te colle aux pattes,
Elle a vu qu'il n'y a pas d'âge, pour tenir un sceptre,
Même à 77 ans...
Aujourd'hui Franck, ancien alcoolique notoire,
S'est revu, après l'accident,
Lorsqu'il avait percuté un trottoir, avec son scooter,
Où sa dernière image fut le compteur indiquant, 123 km/h,
Il s'est revu, car, il a vu la momie de Toutankhamon,
Et toutes ses bandelettes, un vent de modestie a alors plané sur lui,
Ancien vantard prêt à tout, même à vendre l'être le plus cher,
Il a vu que dans un domaine, il ne sera plus tout l'temps l'patron,
Aujourd'hui René, vieille branche de 95 ans, a compris qu'il n'y a pas de honte,
A être sec, comme un arbre, qui n'a pas d'tronc,
Quand il a vu la famine qui régnait au front en 14-18,
Des gars maigres, aigris, invisibles,
A l'air de marbre, dans un vacarme macabre qui miaulaient,
Implorant le pardon dans les camps de concentrations,
Où 130 rations, nourrissent 10000 occupants,
Devant le führer, et ses généraux, dans leurs cabriolets,
Ils avaient besoin d'eau, et baissaient la tête, comme un aucuba,
Au courage, ses soldats ont su résister,
Et ont jurés pister adolf, comme Satan, qu'un curé viserait,
René a eu la larme à l'½il, en se rappelant ses amis morts au combat,
Il a replongé dans un océan de souvenir, sans mettre sa combarde,
Et puis, connaître son passé permet de mieux se connaître,
Et ça, ça n'a pas de prix, pardi...
Aujourd'hui Camille, 5 ans, a vu une poupée du néolithique,
Un bout de bois, un gland au bout, objet ludique,
A l'époque, mais pas pour elle, logique,
Elle a alors pleurée, car elle a vu la vraie valeur des choses,
Qu'une Barbie rose valait tout ces objets et leurs équimoses,
Une larme face à la réalité, réaction normale, face à ce syndrome typique...
Elle a compris en ce jour leur vrai valeur, voir leurs causes,
Et puis, connaître son passé permet de mieux se connaître,
Et ça, ça n'a pas de prix...
Ce soir, un cambrioleur s'est introduit dans le musée,
Espérant dérober ce collier en or pur, repéré la veille,
Pareil objet vaut tout, alors lorsqu'il s'offre à vous,
Impossible de refuser,
Il s'est approché de sa cible, puis a stoppée son entreprise,
Et il s'est rappelée sa vie, qu'il ne veut plus jamais rendre grise...
Sa fille, qui a une poupée barbie,
Son grand-père qui est allé au front, armé d'une carabine,
Son frère alcoolique qui a eu chaud au fion,
Sa grand-mère, pour qui plus le temps passe, moins les jours vont...
Et son petit cousin, fan de dinosaure,
Qui avait crié qu'il avait vu un enfant se faire bouffer par un T-Rex,
Dans un aéroport,
Il s'est alors dit...
Merde...si je vole ça, j'irais peut-être en taule,
En autre, Et que diront mes proches si ils le savent, alors qu'ils me croient honnête???
Et puis, connaître son passé, permet de mieux se connaître,
Et ça, qu'on soit petit, grand, vieux, jeune, voleur, alcoolo, soldat, ou mamie,
Ca, ça n'a pas de prix...

-mc.M-

# Posté le jeudi 07 août 2008 16:46

Modifié le jeudi 07 août 2008 16:57